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 Quand Bouzi devient curieux

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Aldara
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Nombre de messages : 555
Date d'inscription : 04/07/2007

MessageSujet: Quand Bouzi devient curieux   Dim 25 Nov - 14:25

Bouzi a reçu le feu vert d’Asterie. Il a pu quitter le dispensaire de son amie. Toutefois, il a reçu pour instruction de ne pas prendre de risques inconsidérés afin de ne pas aggraver ses blessures.
Il se dirige immédiatement vers l’auberge d’Aldara, estimant qu’il pourrait peut-être se rendre utile malgré tout.
Il pénètre dans la salle, après avoir toqué légèrement à la porte.
Son amie y est en discussion avec un jeune homme, dont la voix ne lui est pas inconnue. Sans doute était-il présent lorsque Aldara et lui même ont été transférés au dispensaire ? Mais Bouzi se sentait tellement mal au moment du transport en carriole qu’il ne se rappelle plus de grand chose.
Bouziguot salue joyeusement Aldara, heureux de la voir en grande forme. Très tenté de la prendre dans ses bras pour la remercier de tout ce qu’elle a fait pour lui. Mais Bouzi n’ose pas s’imposer, surtout en présence du jeune homme.
Il le regarde du coin de l’œil, et ce dernier semble très attristé. Il a pris son visage dans ses mains, et quelques sanglots semblent secouer ses épaules.
Bouzi se tourne vers Aldara, et lui jette un regard intrigué.
Je crois que je tombe mal ! Je vous dérange, sans doute ?

Aldara sourit à l'entrée de Bouzi, s'avance vers lui pour l'accueillir. Elle referme prestement la porte après avoir posé une main rassurante sur l'épaule de son ami.
Entre vite toi aussi, le froid doit te transpercer. Installe-toi devant la cheminée, je vais nourrir l'âtre.
Elle dépose deux grosses buches dans le brasier, son ombre valse sur le mur, son regard se perd dans les flammes. Les derniers mots de Lord résonnent à son oreille. Lou...
Rassure-toi mon bon, tu ne nous déranges pas... Nous parlions de ma fillotte que tu as "croisée" tantot...^^ Ma tite Lou est partie s'enfermer au couvent et mon coeur en est dolent. Je m'inquiète, c'est normal quand on aime... Elle me manque tant...
Le feu repart, plus fort, il crépite, parfume la salle de son odeur calcinée. Aldara frotte ses mains et les présente à la flamme, soupire.
Et toi? Tu te sens mieux?... Veux-tu une tisane aux baies rouges?
Bouzi hoche la tête, surpris.
Ah bon ? Loubette est partie ? Comme ça, sur un coup de tête ? Etrange ! Mais je peux comprendre qu’elle te manque à ce point, j’ai eu le temps de m’apercevoir à quel point votre complicité est grande.

Bouzi rejoint Aldara en face des flammes qui dansent dans l’âtre. Il réchauffe ses doigts bleuis par la température glaciale.
Dis-moi, lui chuchote t’il, ce jeune homme triste, là, c’est bien l’amoureux de Loubette ? Ca me revient, à présent, c’est lui qui nous a transportés au dispensaire. Je ne l’ai d’ailleurs pas encore remercié.
Il hésite quelques secondes. Ce n’est sans doute pas le moment d’importuner le jeune homme.
Oui, ça va mieux, je ne dois pas encore forcer à cause de mes blessures, mais si je peux me rendre utile, surtout n’hésite pas à me demander tout ce que tu veux. Mais dis-moi, tu n’as rien d’autre à me proposer qu’une tisane ? Ce n’est donc pas une auberge ici ?
Bouziguot sourit en observant la réaction d’Aldara ! Il se sent mieux ! Elle va devoir s’habituer à ses gentilles taquineries.

Elle sourit, mais c'est qu'il est taquin! Ses yeux ne parviennent pas à quitter les flammes.
Oui, Lord est le compagnon de ma Lou, il est adorable. Je lui dois la vie je crois, ainsi qu'à Lou, Asterie... Il est très inquiet lui aussi au sujet de sa belle, bien que nous ne doutons pas qu'il s'agit d'évènements contraignants qui ont poussé Lou à s'éloigner... Mais je vois que Môssieu Bouziguot reprend du poil de la bête! Ton gosier s'assèche et tu crains que ma tisane ne le brûle? Alors que dirais-tu d'un bon hypocras maison? Mmh?
Elle n'attend pas de réponse et file derrière le comptoir, à la recherche de deux verres un d'un pichet, qu'elle remplit du sublime liquide rubis. Elle revient, tire deux chaises devant l'âtre et tend un verre à l'encapuchonné.
Dis donc, et si tu me confiais tes frusques? Elles sont couvertes de poussière et de sang... Et puis tu me feras le plaisir te retirer le sac informe que tu portes sur la tête!
Elle sourit à ses propres mots, ah s'il cherchait à la taquiner, il avait trouvé à qui parler!
Elle poursuit:
Et puisque tu proposes ton aide, je l'accepte bien volontiers. Il y a chaque jour choux, betteraves et viandes à couper pour confectionner ragoût et salades. Ca ne te demandera pas un gros effort physique et moi, ça m'avancera. Alors fais comme chez toi, les denrées sont dans la cour derrière. Et que je n'ai pas à te le dire chaque matin! Et lave tes mains, hein!
Elle pointe vers lui un index qui se veut sévère, fronce les sourcils en tentant de ne pas rire. Derrière ces invectives simulées, elle tente de lui faire comprendre qu'il est ici chez lui, qu'il peut rester et qu'elle espère qu'il le fera...

Les remarques d’Aldara le font éclater de rire. Bouzi trouve à qui parler, et il adore ça ! Il s’étrangle presque, en savourant la coupe d’hypocras.
Tu veux donc que je me déshabille ici, devant toi ? Pas question ! Tu ne pourrais pas résister à la vue de mon corps sublime, et je te rappelle que nous avons de la compagnie. Une autre fois, peut-être, si tu es particulièrement gentille …
Les deux « anciens » amis s’adressent un sourire complice. Leur cohabitation promet de savoureuses parties de rigolade.
Aldara lui énumère ensuite les tâches qu’il pourrait remplir pour lui venir en aide, et Bouziguot adopte aussitôt un air scandalisé.
Hé bien voilà, sous prétexte que nous sommes de vieux amis, tu abuses déjà de ma bonne volonté ! C’est de l’esclavagisme ! De l’abus de pouvoir ! Je me demande si je ne vais pas retourner quelques jours au dispensaire ! Au moins là-bas je n’étais le souffre-douleur de personne ! Comment vais-je donc faire pour te supporter ?
Redevenant sérieux, il pose la main sur l’épaule d’Aldara.
C’est d’accord, bien sûr. Ce sera avec plaisir. Mais ce soir, tu n’y couperas pas, j’aurai un tas de questions à te poser ! D’accord, ma belle ?

Elle est à l'aise en sa compagnie, son rire franc la chatouille, ses sarcasmes sont affectueux. Elle savoure avec lui le bon vin d'épices, à la chaleur de l'âtre, cela lui rappelle Apolonie, son petit Myosotis qui lui manque tant...
A l'évocation de son corps sublime, Bouzi bombe le torse, joue le coq, elle pouffe, amusée.
N'aie crainte mon ami, je ne souhaite pas assister à ce spectacle... Et puis, si quelqu'un entrait, que dirait-il au village? Que mon auberge est un lieu de débauche? Que je t'ordonne de te dévêtir avant de te ficeler comme un roti pour te braiser à broche? Tu sais que la viande que l'on mange ici est... comment dire... d'origine mystérieuse...^^ Si fait! Dame Rumeur se déchainerait à nouveau, je ne lui laisserai pas ce plaisir!
Mais soudain, elle blêmit, se fige, au contact de sa main sur son épaule, à l'écoute de ses derniers mots...
Des questions... Quelles questions? Elle n'est pourtant pas bien mystérieuse ni digne d'intérêt... Et puis cette main d'homme... Elle frissonne, bien qu'elle ne perçoit aucune animosité dans ce geste amical. Elle ferme les yeux, tente de calmer les battements de son coeur qui s'emporte. Perçoit-il sa gêne, sa peur, ses fantômes?... Elle ne le croit pas, elle sait poser le masque sur son âme quand il le faut.
Elle se lève, rompant ainsi le contact sans en avoir l'air, lui tourne le dos, regardant Lord qui ne semble pas sorti de son chagrin.
Si tu le souhaites, je peux demander à Asterie de te prêter quelques vêtements frais, en attendant que les tiens tentent de reprendre forme et couleur. Mais vu leur état, je ne garantis rien, je ne suis pas une excellente femme d'intérieur. Quelle idée aussi de se rouler dans la terre à ton âge!
Habilement, elle détourne la conversation, fouille l'âtre d'un tison, son verre d'hypocras luisant à la flamme. Elle ne relèvera pas la dernière remarque de Bouzi, espérant qu'il oublie, perde l'envie d'en savoir plus. En tout cas sur une partie de sa vie.
Son médaillon tinte alors sur son front, comme pour lui rappeler, si elle était tentée de l'oublier, comment elle était devenue Aldara la Rouge...

La rumeur est une vipère médisante, mais Bouzi a pris l’habitude de ne pas en tenir compte. Il s’estime suffisamment intelligent pour juger par lui-même en toutes circonstances. Et il tient à rassurer Aldara.
Ne te préoccupe pas de la rumeur, ma belle, tu as suffisamment d’amis fidèles autour de toi pour ne pas te soucier du « qu’en dira t’on » ! Ne te laisse pas atteindre par les mauvaises langues.
Aldara se lève, et gratte dans les cendres de l’âtre, qui n’avaient nullement besoin d’être agitées par un pique-feu. Après quelques réflexions amusantes de part et d’autre, le silence s’installe.
Bouzi y met fin en approuvant les dernières paroles d’Aldara.
Merci, ce serait très gentil si tu pouvais me trouver d’autres vêtements. Mes loques ne tiennent plus que par la crasse qui s’y est agglutinée.
Le jeune homme triste émerge alors de sa profonde mélancolie. Et la conversation reprend. Bouzi lui confirme qu’il va mieux, même s’il ne peut pas encore accomplir certains gestes, par prudence uniquement.
Et qu’il compte bien rester quelques temps dans le village, en se mettant au service d’Aldara.
Il se tourne vers elle. La fine mouche n’a pas réagi lorsqu’il a évoqué les questions qu’il aimerait lui poser. Bouzi attendra une autre occasion, de meilleures circonstances. Mais il reviendra sur ce sujet … un jour ou l'autre.

Ma belle, a-t-il dit? Mais se gausse-t-il?...
Elle lui tourne toujours le dos, fouillant les flammes de son tison. Discrètement, elle porte la main à son visage voilé, en caresse les boursoufflures; le médaillons tinte entre ses doigts. Les deux lettres rouges imprimées dans sa chair brûlent la pulpe de son index, elle retire vivement sa main et se saisit de son verre écarlate. Le maraud, il se gausse...
Elle ricane.
Dame Rumeur... Elle me fut bien utile, celle-ci... Jamais je n'aurais cru être ainsi soutenue dans ce petit village qui m'a adoptée avant tant de rapidité et de sympathie. Elle m'a ouvert les yeux sur l'attachement que beaucoup me portent, et même les plus improbables... Je l'aime bien moi,cette Dame Rumeur, elle ne me fait pas peur.

Elle fouille toujours l'âtre, tournant et retournant les bûches blanchies par la fournaise.
Je vais écrire à Dame Astérie pour lui demander de te prêter quelques frusques.
Elle repose le tison, fouille dans son sac de toile grossière et sort plume et parchemin. Elle s'installe, le plus près possible du foyer, regarde un instant les flammes danser dans son verre et commence à écrire:
"Ma chère Asterie,
Je sais qu'il n'est pas bien le moment de t'importuner, ton enfant étant sur le point de naitre."

Elle marque une pause, porte la main à son ventre, esquisse une grimace et reprend:
"Oui mais voilà, j'ai grand besoin de toi, comme toujours. Te serait-il possible de me faire porter par un de tes gens, une paire de braies, des chausses et une chemise, même usées?... Je ne peux te payer pour l'instant, mais je le ferai au plus tôt, sois-en sûre. C'est pour ce grand bonhomme que tu soignas tantôt et qui me fait pitié dans ses frusques sanguinolentes. Par ces températures hivernales, il ne serait pas sain qu'il reste tout nu devant la cheminée en attendant que je lave ses guenilles!
J'attends ta réponse,
Aldara La Rouge
"
Elle plie le billet, ouvre la cage de son pigeon, accroche le papier à la patte de l'oiseau et le libère par la fenêtre, dans les rues de SA.Elle sourit, elle croit qu'il a oublié, oui, sans doute, il n'a pas prêté attention à sa manœuvre pour détourner la conversation... Elle lisse les pans de sa robe nuit, replace son voile sur ses yeux sombres et porte la coupe à ses lèvres, fermant les yeux.
Lorsqu'elle les réouvre, il la regarde, l'étudie avec minutie, assis devant l'âtre, les jambes croisées, le verre à la main. Elle rougit, baisse les yeux, avale la dernière gorgée du liquide épicé.
Elle se rassoit, face à lui, puis se relève, s'approche et porte une main tremblante à la capuche de l'homme. Lentement elle la repousse, la laisse glisser sur les épaules de Bouziguot.
Enlève donc ce bonnet informe, que je vois ton visage.
Elle penche la tête, observe les traits de l'homme qui se devinent à peine sous le sang, la poussière, les contusions.
Norf! Avant tout, tu vas me faire le plaisir de te débarbouiller! Va donc en cuisine tremper cette ganache dans un baquet d'eau froide! Allez hop! Porcelet!
Comme toujours, elle cache sa gêne derrière l'agressivité et une sorte d'autorité peu crédible. Elle se rassoit finalement, le visage fermé, le masque vissé et attend.
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