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 Juste avant le départ

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Aldara
À bâillonner
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Nombre de messages : 555
Date d'inscription : 04/07/2007

MessageSujet: Juste avant le départ   Ven 7 Déc - 17:28

Elle a préparé les quelques bagages rapidement, quelques vivres, trois couvertures, des gourdes d'eau et une petite fiole d'hypocras, pour revigorer les plus transis. Elle a sellé Astrion, qui souffle bruyamment devant l'Auberge.
Aldara est un peu fébrile. Elle n'avait jamais pensé retrouver les amis du vicomte, qui participèrent à l'orgie, hilares, ivres, de vin et de désir pour son corps diaphane.
Elle attend les deux hommes, avec une pointe d'impatience, un soupçon d'inquiétude mais le ventre plein de rage. Cette rage qu'elle ne parvient toujours pas à contenir, malgré tout le temps, les épreuves et les bonheurs qu'elle a traversés depuis.
Mais Bouzi a surement raison. Elle doit cesser de tenter de la contenir, mais plutot la laisser sortir, dans toute sa grandeur, sa bestialité, son bruit assourdissant. Ainsi, peut être la quittera-t-elle, définitivement...

Aldara soupire, le regard au loin, perdu dans la brume du matin qui se lève, à la recherche de deux silhouettes familières. Deux hommes. Qui vont l'aider à en retrouver deux autres, qui ne le savent pas encore, mais qui vivent sans doute leurs derniers jours...

Bouzi aperçoit son amie, qui arpente nerveusement le trottoir de la taverne, le regard dirigé le plus souvent vers la ruelle menant à la forge. Elle a préparé les bagages, sellé son cheval. Tout est fin prêt.
Bouzi la prend délicatement dans ses bras, la serre contre lui, pose ses lèvres sur son front. Tenant à lui apporter son réconfort ...
Nerveuse, ma belle ? Ne t’inquiète pas, tout va bien se passer … Nous avons le bénéfice de la surprise, tes bourreaux ne pensent certainement plus à toi, ils sont certainement accompli d’autres méfaits depuis lors …
Crategos n’est pas encore là, je ne l’ai pas vu à la forge ? Bizarre …

Bouziguot lui montre la hache qu’il a fixée à sa ceinture.
Cette arme était posée à mes pieds quand je me suis réveillé, je suppose qu’il l’avait placée là à mon intention. C’est une belle arme, vous êtes d’excellents forgerons.
Il hausse les épaules.
De toute façon, je me suis servi …
Il prend doucement le bras d’Aldara, et l’attire vers l’intérieur.
Dis moi, tu n’as pas quelque chose à grignoter, j’ai les crocs depuis que je suis réveillé. On ne va pas arriver là bas en victimes consentantes, il nous faudra des forces …
Il s’assied à la table, et son amie lui apporte de quoi se sustenter. En attendant l’arrivée de Crategos, Bouzi questionne Aldara. Il aime bien posséder un maximum de données sur l’ennemi quand il part en guerre. Les leçons du passé, sans doute …
As tu retrouvé d’autres précisions au sujet de tes agresseurs, ma mie ?

Aldara se laisse entraîner à l'intérieur, encore sous le coup de ce baiser furtif qui la gêne. Elle file derrière le comptoir, préparer une belle assiette de viande rouge et revient s'assoir en face de Bouziguot. Le menton dans la main, elle le regarde engloutir des morceaux de viande trop grands pour sa bouche.
Bouzi, mon ami, il ne faut plus faire ça... je veux dire, tu sais...
Elle montre son front.
Je ne suis pas habituée à cela... et puis si Crategos venait à l'apprendre, il en serait furieux, je le sais... Je sais que tu ne penses pas à mal, mais si tu m'apprécies, respecte cette distance que je mets entre les hommes et moi...
Elle baisse les yeux, les joues rosies, elle espère ne pas lui faire de peine. D'une voix blanche elle reprend, relevant lentement la tête, le masque déjà revenu:
Quant à ces gueux, il y en a deux dont je me souviens. Deux amis de Valdemer, l'un blond et l'autre brun. Ils sentent tous les deux le chien galeux, malgré les parfums dont ils se couvrent. L'un d'eux porte un ceinturon dont je n'oublierai jamais le cliquetis...
Elle entend le tintement assourdissant du ceinturon qui claque contre sa peau, à chaque aller-retour dans son corps... Elle frissonne, pâle comme la Mort, sentant son coeur au bord des lèvres. Elle se lève précipitamment, plaquant sa main sur sa bouche et court derrière le comptoir, soulager son ventre douloureux...
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