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 Quand le Procureur joue avec le feu

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Aldara
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Nombre de messages : 555
Date d'inscription : 04/07/2007

MessageSujet: Quand le Procureur joue avec le feu   Dim 14 Sep - 15:46

Elle ne décolérait pas. Elle n'en revenait pas. Et Aristote était témoin qu'elle n'avait pas bu aujourd'hui, trop soucieuse de défendre Foix.
Foix, aux prises avec les brigands depuis 3 jours, défendus par des villageois courageux, armés parfois de simples bâtons.
Emue de cet élan, elle était allé voir le Coms, traînant les pieds il est vrai, mais elle devait bien cela à tous ces Fuxéens courageux.
Nous étions à quelques jours de la fin du mandat, mandat d'un homme dit las de la non-reconnaissance de ses sujets, pour tout le bien qu'il leur avait fait.
Partir de rien n'avait sans doute pas été chose aisée, mais ce n'était un secret pour personne, on ne comptait plus les Toulousains mécontents, du joug imposé par Carles, de ses loys à n'en plus finir, toutes prévues pour le protéger un peu plus. Le nombre de démissions des différents conseils était là pour démontrer ce qui n'avait plus besoin de l'être. Elle avait tenu bon, malgré la trahison, malgré les remontrances et jamais de compliments. Elle avait tenu bon pour la justice toulousaine, pour les victimes, pour tous ceux qui travaillaient avec elle, ne point les mettre en porte-à-faux.
Bref...
Elle s'était donc décidée à aller voir le Coms pour lui demander de faire un geste envers ses valeureux sujets fuxéens, qui défendaient leur cité avec pugnacité et courage. Elle était venue lui demander quelques malheureuses miches de pain pour récompenser l'effort fourni.
Du pain?? s'était-il écrié, griffant déjà la table de ses ongles avares. Mais vous n'y pensez pas! Ils sont bénévoles et point dans le besoin! S'ils se sont battus alors qu'ils n'en avaient pas reçu l'ordre, tant pis pour eux!
Elle avait d'abord cru à une farce, mais non, l'homme était sérieux. Voilà qu'ils s'accrochait à quelques croutes rassies comme un pou à un crâne de pestiféré.
Elle était partie en claquant la porte. Ainsi jusqu'au bout, il aurait su rester détestable.
Elle savait très bien, en quittant le Coms qu'elle risquait gros, mais elle estimait que sa place, sa liberté, sa vie même ne valait pas la vérité. Aussi alla-t-elle dans chaque recoin du pays pour conter cette scène grotesque.
¤¤¤¤¤
Carles a écrit:
La Procureur était venue trouver le Coms. Sa proposition, qu'il avait trouvé totalement saugrenue au départ, n'avait pas eu l'heur de lui plaire. Il lui avait rappelé que, d'une part, le projet des vigilants, voté par le conseil, stipulait bien que la défense était bénévole sous condition pour les défenseurs de ne pas représenter plus d'un certain nombre de jours dans le mois ou consécutifs, limite au-delà de laquelle ils devaient être rétribués s'ils continuaient de défendre. Il lui avait par ailleurs fait remarquer, lorsqu'elle lui avait parlé de trois jours de défense, que les ordres qu'il avait donnés n'avaient pas porté sur autant de jours. Autrement dit, certains avaient défendu sans qu'aucun ordre n'ait été donné. Enfin, il lui avait objecté que ceux qui avaient défendu, parmi lesquels il avait reconnu les Fuxéens les plus actifs, n'étaient aucunement dans le besoin, et donc pouvaient tout à fait supporter la charge des jours de défense engagés.
Excédée, la Procureur osa le taxer de despote, ce qui le fit bien rire. En effet, que faisait-il d'autre que respecter la chose votée ? Le conseil avait délibéré sur la question, délibérations au cours desquelles elle eût pu faire entendre une voix contradictoire pour espérer faire pencher la balance. A présent que le projet avait été voté en l'état, pourquoi vouloir le contredire par un fonctionnement qu'il ne prévoyait pas ? Il y avait plus de despotisme à ne pas vouloir prendre en considération le vote du conseil qu'à vouloir l'appliquer...
Ce que la Procureur ne voulait pas non plus considérer, c'était qu'elle n'était aucunement légitime pour porter une telle réclamation.
Si quelques Fuxéens ayant défendu et pouvant prouver leur acte de défense à l'intérieur des ordres donnés, se trouvant dans un besoin inextricable, venaient demander au Coms une aide substantielle, eu égard à leur promptitude à défendre la terre du Comté, ils eussent sans doute obtenu gain de cause.
Alors, comme d'habitude, voyant qu'elle n'obtiendrait rien d'un Coms qui plaçait la conviction dans ses principes et le respect de la chose votée au-delà de la petite politique des bons sentiments, elle s'en alla vexée, vexée sans doute d'avoir été rappelée à la raison par le calme olympien du Coms.
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Russocarine a écrit:
Russo avait entendu parler du coup de gueule d'Aldara. La réponse du Coms comme elle la rapportait ne l'étonnait point.
Le projet des vigilants bénévole était un des serpents de mer du Comté depuis sa création, le texte ayant moisi dans de nombreuses armoires et n'ayant jamais été publié, c'est à dire jamais finalisé ni voté.
Que Castelmaure préfère s'appuyer uniquement sur du bénévolat forcé ne l'étonnait pas. Il économisait ainsi la solde d'éventuels renforts d'autres casernes. Il ne s'agissait que de Foix, ce n'était pas le joyau du Comté, son mépris pour les habitants était connu.
Qu'il congédie avec mépris ceux qui demandaient à être nourris ne l'étonnait pas. C'était Castelmaure, dans toute sa splendeur.
¤¤¤¤¤
Crategos a écrit:
Crategos croisa Aldara qui ne semblait, ô miracle, pas être ivre morte pour une fois. Elle semblait en colère et racontait une conversation qu'elle aurait eu avec le Coms.
Crategos écouta ce récit burlesque, ne savait s'il fallait rire ou pleurer. Il avait envie de prendre la parole mais se doutait qu'on le lui reprocherait. Il aurait aimé être une petite souris pour aller voir la tête du Coms à l'heure actuelle, voir un peu s'il trouvait cela amusant, maintenant que c'était de lui qu'on parlait en des termes si peu élogieux.
En tout cas, Aldara, une chose est sûre, si tu es si en colère aujourd'hui, c'est que tu as été dupe jusqu'à présent, et tu es bien la seule! Et si tu ne prends pas un procès pour tes propos, alors ce sera bien la preuve que la justice d'ici est fonction de qui est accusé!
Il partit dans un rire tonitruant, croisant Mairyan, qui semblait s'être trompé de route.
¤¤¤¤¤
Elle en croisa du monde La Rouge!
D'abord le Coms, de bien méchante humeur, qui tourna les talons et disparut aussi vite qu'il était venu. Il lui reprochait de rendre publique une conversation privée? Certes, s'il se montrait un peu plus en public, ce serait plus aisé de converser avec lui devant témoins...
Ce fut ensuite le tour du Bourgmestre de Foix, vexé, il va sans dire d'être pris pour un mendiant.
Russo arriva, fort peu étonnée de tout cela, blasée qu'elle était, semble-t-il.
Elle vit ensuite courir un page dont on ne percevait pas le visage, tant des miches de pain alourdissaient ses bras. Aldara ne comprit pas qui était ce bonhomme, le Coms avait-il soudain changé d'avis?... Naaaaaan!
L'homme qui passa ensuite, elle le reconnut immédiatement, à sa démarche, à son port fier. sans doute allait-il sauter sur cette occasion pour cracher sa bile sur le Coms, mais non il n'en fit rien; cela étonna fort le Procureur.
Une Maïryan hagarde passa ensuite, qui parlait de marionnettes et de cafards... Avait-elle bu?
Enfin, un homme qui semblait s'être perdu, torturé par des pensées rien-à-voir-avec-la-choucroutistes- passa devant elle, avant de faire demi-tour.
Grand Dieu, que ce Comté était empli de gens différents...
Et comme tous avaient un seul point commun pourtant: une haine farouche pour leur dirigeant
¤¤¤¤¤
Alzarus a écrit:
Alzarus qui passait par là, entendit une partie de la conversation et appris la
situation de Foix. Il fronça les sourcilles, retourna dans son bureau pour enquêter un peu plus.
Au vu des informations qu'il reçut, en tant que Secrétaire d'État, il écrivit deux missives pour informer la GMF et son supérieur au Secrétariat d'État.
Le Roy permet aux Feudataires de diriger des provinces, mais en échange, il entend que lesdits Feudataires en prennent soin. C'est leur devoir.
¤¤¤¤¤
Et d'autres défilèrent encore, se pressaient les uns autour des autres pour en savoir un peu plus.
Elle reconnut Lamis, ce cher Lamis et ces propos toujours consistants, sucrés et constructifs...
Un homme, qu'elle avait croisé à Castres, fort sympathique d'ailleurs, qui lui avait fait douter de la légitimité de son départ du Comté, s'approcha ensuite, mais ne sembla pas la reconnaitre.
Elle vit enfin Myrtillia, qui parlait de pains à vendre, à acheter; La Rouge se demanda si le page passé plus tôt avait un rapport avec cela.
Alors qu'elle racontait, encore et toujours comment le Coms s'était caché derrière un décret - ce qui ne lui ressemblait pas du tout!- pour légitimer son avarice, elle vit un homme, norf! le Chancelier, il grattait, grattait plusieurs velins, qu'il estampillait et remettait à des pages différents filant chacun dans une direction.
Aldara se dit qu'elle devrait peut-être aller saluer chacun de ceux qui étaient venus l'écouter, afin aussi de recueillir leur avis.
Elle décida de s'approcher tout d'abord de cet homme qui ne l'avait pas reconnue.
Une main tendue, un sourire franc, Aldara s'avança.
Le bon Jorn, cher GrandPas, si je ne me trompe pas. Vous souvenez-vous de cette femme ivre qui ne put prendre la route et trouva un morceau de viande sous son oreiller?...
Je vois que vous êtes venu entendre mon histoire. Qu'en pensez-vous?
Est-ce ainsi que vous définiriez le pouvoir?
P comme Procédurier,
O comme Oppresseur,
U comme Unilatéral,
V comme Vénal,
O comme Opportuniste,
I comme Imbu de lui-même,
R comme Radin?...


Alors qu'elle attendait la réponse de GrandPas, son pigeon vint se poser sur son épaule, une missive dans les pattes.
La Rouge déplia le parchemin, le lut et éclata de rire. Elle harangua la foule:
Mesdames et Messieurs, écoutez ceci, c'est encore plus joli! Le Coms ne veut pas donner de pain aux Fuxéens loyaux, ça, on l'a bien compris. Mais il fait plus fort! Il l'ôte de la bouche des Albigeois!!
Que je vous lise ce que l'on vient de me faire parvenir d'Albi:
Au commissariat:
Posté le: 11 Sep 2008 13:40 Sujet du message:
En ce milieu d'après midi, Lady entra dans le bureau de police.
Bonjour Malou.. j'ai une plainte à déposer.
Jo_le_taxi a gagné 3 pains à 1 écu au tir à l'arc. La mairie lui a donc mis en vente ces 3 pains. Sauf qu'une personne a acheté les 3 pains en question. Pourtant l'arrêté municipal n° 1 est bien clair
Article 5 :
Les produits vendus à 1 écu par la mairie sont strictement réservés aux gagnants des jeux organisés par la ville d'Albi.
Voici la preuve de l'achat de ces pains par le Comte Carles de Castelmaure
http://img385.imageshack.us/my.php?image=knightingalepainmk0.jpg


Elle ne parvint pas à retenir son rire arrivée au bout de la missive...
Je n'ai qu'une chose à dire, je suis encore Procureur quelques heures et je me ferais un plaisir de recevoir et d'étudier avec attention un dépôt de plainte! Dame Ladyyyyyyyyyyy?? Dame Laaaaaadyyyyyyyyy???

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